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L’idée du « Moi-je » par Alain Rech

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L’idée du « Moi-Je »

 

L’idée du « Moi-Je » est une idée mentale abstraite et subjective projetée dans une portion de conscience localisée. Elle est une mémoire des impressions du vécu et de leurs interprétations dans l’oubli, enfouies dans les méandres de l’inconscient. Elle est l’expression visuelle de ce que nous croyons être.

L’idée du « Moi-Je » est constituée d’un spectre étendu de croyances, superstitions, préjugés, à priori etc. en tout genre qui sont, tout en même temps et à tour de rôle, cause et effet des émotions générées, entretenues et manifestées. En fait, le « moi-je » n’est qu’une défintion de diverses identités affublées d’un matricule enregistré.

Comment se crée et advient le « moi-je » ?

Dés la naissance, à sa sortie de l’utérus matriciel, le « moi-je » s’approprie et s’identifie au corps physique dont le développement se conforme aux caractéristiques génétiques des fonctions physiologiques.

Le corps physique devient alors la preuve irréfutable d’une réalité factuelle objective. Mais la physique quantique révèle que le corps physique est constitué de 99,999999 % de vide, et de 0,000001 de plein, nous pouvons alors nous questionner au sujet de sa réalité objective ?

Le procédé d’identification et d’appropriation génère l’émergence de la personnalité qui est de nature purement subjective car même si elle s’appuie sur une réalité factuelle objective son interprétation se conçoit à partir de sources complètement subjectives.

Alors dans quelle réalité sommes-nous ?

Evoluons-nous dans une réalité objective ou sommes-nous projetés dans une simulation subjective d’une réalité virtuelle ?

L’identification est certainement la clé de la manifestation, qu’elle soit d’apparence objective ou de virtualité subjective.

A quoi nous identifions-nous ?

L’identification par adhésion, adoption, choix délibéré ou non, constitue la trame ou le substrat sur lequel se configure la conscience localisée du « moi-je » qui délimite ainsi le périmètre de sa propre influence sur lui-même et sur le monde extérieur.

Le « moi-je », au cours de nombreuses sollicitations successives, procède à l’appropriation de ces multiples indentifications, devenant ainsi les identités basiques constitutionnelles de sa personnalité qui, pour la plupart sont complètement transparentes et fonctionnent par défaut. Cela conditionne ses comportements et attitudes d’existence et contibue à l’émergence de nombreuses émotions ou états émotionnels.

Le procédé d’identification commence par l’appropriation du corps physique et de l’interprétation de son apparence. Il se poursuit au cours du formatage et du conditionnement éducatif familial, scolaire, religieux, professionnel et sociétal etc. qui engendre des conséquences d’ordre psychologique, psychique, physiologique et physique sur la nature et l’état du « moi-je ».

Mais quelle est l’identité réelle du « moi-je » ?

Le « moi-je » est une mosaïque d’identités diverses qui se créent et se multiplient sous forme d’hologrammes au gré des situations factuelles et/ou virtuelles.

Le « moi-je » se cantonne et tourne en tond dans le périmètre de conscience localisée dont il a lui-même tracé les contours. Il expérimente et donne du pouvoir aux apparences et ne croit que ce qu’il voit mais aussi ne voit que ce qu’il croit par la focalisation extême récursive de son attention.

En l’absence de présence, de vigilance, de discernement et de remise en cause, le « moi-je » accepte le simulacre de sa réalité qu’il considère comme une fatalité et continue de l’alimenter par l’oubli de sa propre responsabilité co-créatrice. Dans le refus de le reconnaître, il subit les diverses influences manipulatoires de contôles et s’y soumet aveuglément en acceptant l’obsolensce programmée de sa souveraineté et l’enfermement de sa conscience localisée.

Alors comment s’échapper et s’émanciper de ce marasme illusoire suppressif ?

La première étape passe par la prise de conscience, la reconnaissance et l’acceptation de ce qui est véritablement là, au-delà du mirage des apparences. Ensuite de porter un regard lucide et bienveillant sur nos créations émotionnelles, mentales et matérielles, de choisir délibérément de faire le tri et de retirer l’énergie et l’attention investies au cours de notre vécu. Egalement de pénétrer dans l’intérieur et le silence de sa propre intimité, d’explorer et de ressentir l’énergie et l’intelligence qui sous tendent toute la Création et animent tout le Vivant de l’Univers.

A travers le ressenti de toutes vos perceptions sensorielles mais aussi extra sensorielles ou extra neuronales, vous pouvez entrer en résonance avec les plans vibratoires de l’Essence et de son Intelligence suprême qui donne vie à l’Existence de tout ce qui EST.

De ce point d’observation, à travers la lumière de cette Essence créatrice, vous pouvez délibérément tracer les nouveaux contours expansés de votre conscience localisée, intimement reliée à la Conscience illimitée et à son Intelligence suprême qui ordonance l’Ultime Harmonie du Cosmos.

Vous voilà revenus au centre du point zéro de la Galaxie d’où vous n’êtes jamais partis. 

  1758760098666 - Copie  Alain

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