Le voile de l’illusion
Afin d’illustrer ce sujet je vais vous raconter la petite histoire de Zoé.
Il était une fois un petit poisson rouge, appelé Zoé, qui vivait dans un aquarium rond avec une ouverture dans sa partie haute. Il était heureux et tourner en rond dans son habitacle de verre.
Un jour, il fut décidé d’immerger son bocal dans un grand bassin qui le recouvrait en totalité. Bien sûr l’eau du bassin submergeat instantanément le bocal qui se retrouve alors au milieu d’une masse d’eau qui élargissait grandement son domaine résidentiel.
Suite à une observation prolongée du comportment de Zoé.
Force est de constater avec étonnement, bien que son univers se soit considérablement expansé, Zoé restait cloîtré et continuait de tourner en rond dans le même espace restreint. Il se pourrait également que Zoé se satisfasse des repères du connu que lui confère les limites de son périmètre d’existence. En fait, qu’il ne soit pas conscient de ce qui est au-delà des limites de son bocal à cause de la transparence de la vitre en verre ?
Que se passe-t-il alors ? Fut mon interrogation.
Ensuite, j’ai également considéré que peut-être, le fait que le verre de son bocal soit transparent lui permettait de profiter d’un univers plus vaste ? Et malgré les limites du bocal, cela lui suffisait pour satisfaire sa propre existence sans aucune privation.
Cette observation m’a ramené directement sur le sujet du « Voile de l’illusion » et m’a invité à faire le lien avec l’attitude de Zoé, le petit poisson rouge.
Que se passe-t-il alors pour les humains ?
A l’évidence, chaque humain vit dans le périmètre de la configuration de son propre univers d’existence. Univers qu’il a lui-même créé, bâti et délimité par adoption, adhésion ou libre choix à une panoplie de croyances en tout genre et systèmes de croyances érigés par des lois ou règlement de diverses institutions.
Cela constitue les repères du connu auxquels les humains restent, la plupart du temps, attachés par peur de se lancer dans l’inconnu. Ils se contentent souvent de ce cadre rassurant en se faisant croire qu’ils sont complètement libres alors qu’ils sont soumis et enfermés dans des remparts réducteurs rigides.
Le bocal en verre de Zoé peut être transposé ici comme un périmètre de conscience limitée localisée au sein de l’illimité de la Conscience cosmique ou « Grande Conscience ».
Le fait que la configuration de la portion de conscience limitée localisée soit le fruit d’une construction mentale et émotionnelle, fondée sur des croyances de nature subjective, lui confère un statut illusoire voire fictif.
Comment alors passer outre ces repères composant les limites réductrices du périmètre de chaque configuration. Cela afin de procéder à une expansion de l’univers individuel et collectif et entrer en résonance avec la « Grande conscience » illimitée et non localisée ?
Les humains sont ainsi face à un mirage, à une illusion d’optique, au jeu des apparences où ils prennent l’effet pour la cause.
Il s’agit là d’un miroir à deux faces. Un côté révèle le masque, l’apparence, le subjectif et l’autre côté révèle l’essence, la cause, l’objectif. L’ensemble subit le voile de l’illusion qui demande à être traversé.
Ce fonctionnement voile la perception de la réalité et déforme l’interprétation des faits objectifs. Il y a là une dénaturation, pour ne pas dire un déni, de reconnaissance objective des faits et d’acceptation d’une remise en question de leurs interprétations.
En fait, c’est un peu comme Zoé dans son bocal. L’humain ne voit pas au-delà de la limite du verre ou du voile car la transparence et l’oubli de ses investissements antérieurs ne lui permettent pas de percevoir et encore moins d’identifier la conscience de l’infini illimité du non localisé qui englobe le tout ce qui est.
Les réponses à ces questions se trouvent à l’intérieur de chacun. Elles font appel à l’observation, au discernement, à l’intégrité, à la capacité de lâcher ses propres certitudes et d’explorer les nouvelles pistes que la Vie offre au voyageur des mondes intérieurs.
Finalement, l’illusion n’est que l’expression d’un univers virtuel qui miroite et fait croire à l’observateur qu’il fait l’expérience d’un monde réel, alors qu’il vit seulement par délégation le mirage d’une illusion d’optique de la conscience.

