Conscience et Identification

28 avril 2011 par , Pas de commentaire

 

Le monde des Formes 

Dans l’univers physique, tout ce qui paraît visible se traduit ou se manifeste à travers une forme. Les planètes sont, en général, en tout cas celles que nous observons et connaissons, de forme sphérique. Les formes que nous voyons, le sont à travers nos sens physiques et particulièrement celui de la vision. Sur Terre, notre monde est peuplé de formes physiques, que ce soit aux plans du minéral, végétal, animal ou humain, des états liquides, certains gazeux, ainsi que d’autres états vibratoires, tels les couleurs ou les sons qui eux sont perceptibles par notre sens de l’audition.

Tout ce que nous percevons donc à travers ces sens physiques est la représentation ou la manifestation d’une forme apparente.

Bien souvent nous limitons notre perception, interprétation ou compréhension, à l’apparence d’une forme manifestée, quelle que soit la nature de son état. Mais la forme apparente peut être comme l’iceberg, n’est-ce pas ?

En fait nous observons ou percevons, à travers nos sens physiques, seulement une forme physique apparente. Forme apparente qui n’est peut-être que l’effet d’une cause plus subtile ou non apparente par ce canal de perception ?

Si nous prenons l’exemple du corps humain, nous pouvons observer et voir une forme physique apparente qui bouge, se déplace et accomplit une multitude de gestes, mouvements et actions. Mais cette forme-là, n’est-elle pas l’effet d’une cause plus subtile et non apparente ? Oui, en effet, ce corps humain est mû et animé par différents plans de conscience.

Il dispose tout d’abord d’un système de conscience intégrée qui assure et gère, au-delà de notre vigilance et au même titre que les autres espèces, tous les processus respiratoires, électriques, chimiques etc. nécessaires au bon fonctionnement du corps.

Les autres espèces vivantes, disposent à différents niveaux d’une conscience instinctive, fondée sur les sens physiques, qui assurent la protection et la survie de l’espèce.

Seul, à notre connaissance, l’Être humain dispose d’une conscience étendue qui a la faculté d’être consciente d’elle-même, de ses pensées, de ses choix, de ses paroles et de ses actions.

Il dispose de cette conscience tout en bénéficiant des précédents plans de conscience mais aussi et surtout d’une conscience, dite « multidimensionnelle », en ce sens qu’elle nous permet de percevoir bien au-delà de nos sens physiques. Elle nous permet d’accéder à des dimensions qui se situent hors du champ des dimensions physiques de la forme et peut nous mettre en relation intime avec les dimensions du monde subtil de l’Esprit Universel.

Aujourd’hui encore, beaucoup d’entre nous estiment et croient que nous sommes seulement « matière » issue de la matière. Mais cette perspective-là s’attache uniquement à la nature et à l’état apparent de la forme humaine, c’est-à-dire à l’effet qui est considéré ici comme la cause naturelle de notre présence terrestre.

Cette perspective nous enferme dans une conception qui nous conduit à l’attachement compulsif de notre corps car nous croyons fermement que nous ne sommes que ce corps physique.

Cette conscience, dont tous les humains disposent, procède par identification. Elle s’identifie à tout ce que lui soumettons intentionnellement ou non. Ce processus d’identification fait partie intégrante du principe fondamental que la conscience utilise pour percevoir et créer la forme manifestée. Elle s’identifie à nos pensées, concepts, convictions, croyances de toute nature, à nos émotions, peurs et résistances afin de donner forme apparente à notre Réalité.

De ce fait, nous nous sommes identifiés, sans en être forcément conscients, à notre corps humain car nous croyons avec une certitude absolue sans jamais la remettre en cause, que nous sommes ce corps.

Croyant cela, notre corps traduit et manifeste les parties cachées de l’iceberg, c’est-à-dire les effets des pensées, croyances, émotions, peurs et autres troubles psychologiques que nous soumettons régulièrement à notre conscience et réaffirmons avec intensité, force et conviction, même si nous n’en sommes pas toujours conscients.

Ce processus d’identification de la conscience à nos croyances profondes, c’est-à-dire à tout ce que nous croyons réellement et véritablement, consciemment ou non, au sujet de ceci ou cela, à propos de telles ou telles choses dans tous les domaines et plans de notre existence, individuellement et collectivement, est la véritable cause de notre Réalité individuelle et collective.

Si nous prenons connaissance et conscience de ce principe d’application de la conscience, nous ne pouvons échapper à la conclusion que nous détenons-là un sublime attribut de notre pouvoir étendu d’Être humain.

Instantanément nous comprenons que ce que nous vivons est le résultat évident de ce que nous croyons. Cette compréhension nous conduit à l’évidence que si c’est ce que nous croyons qui conditionne notre Réalité, nous pouvons alors reconnaître que nous avons aussi le choix et le pouvoir de modifier, transformer et changer ce que nous croyons. La preuve en est tout aussi évidente à travers l’observation de l’évolution des croyances de toute nature de l’humanité au cours des siècles.

En fait, ce n’est pas à notre corps humain que nous sommes particulièrement attachés mais surtout aux idées, croyances et émotions au sujet de notre corps que nous soumettons et entretenons au sein de notre conscience. Nous sommes tellement identifiés à ces idées, croyances et émotions, au-delà de notre vigilance, qu’en l’absence de conscience nous agissons en tant que ces idées, croyances et émotions.

Les manifestations de notre corps et les situations que nous rencontrons et confrontons ne font que mettre en scène ce à quoi nous nous identifions réellement. Par surcroît, nous faisons une inversion extrêmement préjudiciable en croyant résolument que c’est le corps ou les situations qui sont la cause de ce que nous vivons. Le croyant alors aveuglément, nous leur attribuons un pouvoir factice en prenant là encore l’effet pour la cause.

Toutes ces identifications sont le fruit d’un conditionnement manipulateur à des fins de soumission et d’obéissance aux concepts des institutions religieuses ou politiques mais aussi au profit d’intérêts idéologiques et financiers des dominants qui détiennent les leviers du Pouvoir.

Le temps est maintenant venu de dire « Non, ça suffit ! » à ce conditionnement qui fait de nous des aveugles à la merci de l’autorité arbitraire des institutions politiques, religieuses et de leurs systèmes qui nous maintiennent dans la soumission et nous asservissent.

Ce monde des formes dans lequel nous évoluons n’est que le reflet des créations de la conscience qui leur donne une forme déterminée.

Mais la carte n’est pas le territoire. Sachant que nous sommes les créateurs à l’origine des formes manifestées, nous pouvons faire l’expérience d’une forme sans forcément nous y identifier complètement. Le fait de nous identifier complètement à une forme sans conscience est la cause de nos attachements compulsifs et de nos résistances apeurées à l’inconnu.

Le temps du discernement et de la remise en cause est maintenant venu et nous demande d’exercer tous les attributs de notre pouvoir d’Êtres humains universels, en discernant les véritables causes qui engendrent notre Réalité individuelle et collective sans nous laisser prendre par les effets illusoires de la forme apparente.

Le temps est venu de faire délibérément l’expérience des formes sans attachement réducteur car nous savons maintenant que nous avons le pouvoir de changer et transformer les idées et croyances qui conditionnent les formes manifestées. Mais aussi le pouvoir de choisir librement notre évolution à travers les formes que nous voulons maintenant créer pour expérimenter une nouvelle Réalité.

Oui, maintenant nous le pouvons ! 

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